Nos Jours Heureux.

Nos Jours Heureux.
Lorsque tu seras vieille et que je serai vieux, nous nous regarderons comme deux jeunes amoureux. Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan, et toi, tu me parleras d'amour en radotant. Lorsque tes cheveux seront grisonnants et que ton corps aura défié le temps. Comme chaque jour, je t'aimerai davantage, peu importe les rondeurs et les rides du visage. Songes que tous les jours les souvenirs s'entassent. Songes que ces moments partagés nous enlacent. Ces souvenirs inoubliables seront les tiens. Et sans cesse entre nous, ils tisseront des liens. Aujourd'hui, plus qu'hier et que demain, mon amour se fera plus doux et plus serein. Sur les bancs d'autrefois, nous reviendrons causer, la phrase finissant, souvent, par un baiser. C'est vrai nous seront vieux, affaiblis par l'âge, mais notre vie l'un près de l'autre se déroulera sans ambages. Plus fort chaque jour je serrerai ta main. Ne t'inquiètes pas je serai là, tout ira bien.
# Posté le mercredi 14 mai 2008 14:15
Modifié le dimanche 18 mai 2008 17:14

C'était ici.

C'était ici.
Je ne vis pas par ce que je vois. Je vis par ce que je pense, et surtout par ce que je rêve. Il ne pleuvait plus, et moi, je marchais dans la rue. Le vent faisait virevolter les pans de mon manteau en tous sens. Je recevais mil échos d'un vaste monde ténébreux, tournant à toute allure, me poussant à me cacher et à continuer à m'enfoncer toujours plus. Je n'étais plus, réellement. Je n'étais plus que l'image difforme d'un être passé, dépérissant au demeurant à cause de quelques absurdités que je ne considérais pas comme elles devaient l'être. Cette vie là n'était pas celle rêvée. C'était celle voulue par un autre. Tu l'appelais passade. Je l'appellerai session noire. A cette époque je n'étais plus qu'un reflet, sombre et hagard. Je devais me voir en toi, comme en les autres. C'est ton étoile qui m'a sauvé d'ici. C'est en marchant que tout a changé. C'est simplement ton regard qui a fait remonter toute cette mélancolie, mais surtout tout cet espoir. Tu m'as sauvé. Tu m'as sorti de la violence, fais échapper à la souffrance et permis de narguer la mort. Je ne suis peut-être pas encore celui que j'étais à l'heure actuelle. Je ne le serai peut-être jamais de nouveau. Mais qu'importe, tu m'as donné la chance d'une seconde vie, tu m'as donné ce sourire sans rien demander en retour, alors je te donnerai tout mon amour, et peut-être un jour, serons-nous heureux.

Les temps changent. La vie change. Le monde tourne, et je n'ai pas suivi. Ce monde en noir et blanc m'a désespéré, j'étais incapable d'y faire illusion. Tout n'était que question d'illusion et je ne peux vivre d'illusion. Arrête toi, prends le temps de regarder aux alentours. Prends le temps de vivre.
# Posté le jeudi 06 mars 2008 09:37
Modifié le mardi 29 avril 2008 07:07

L'absente.

L'absente.
J"ai beau lire et relire, rien n'y fait. Je me triture la mémoire, je m'asphyxie du passé qui m'a décomposé, je souffre seul et en toute conscience, mais je ne peux plus. C'est fini. Tu t'es permis bien des choses, j'ai voulu les occulter, aller de l'avant et me croire plus fort que je ne l'étais. J'ai tout changé pour toi, mais rien n'y a fait.

J'ai la jugulaire tranchée. Mon sang se déverse de toute part. T'as beau essayé de colmater, tu sers à rien. Pourquoi tu n'étais pas là avant ? Je t'ai attendu 6 mois durant, et jamais tu n'étais là. Aujourd'hui, tu resurgis, et moi je meurs. C'est tellement con.

Je suis le coma. Le vent me porte, te pousse, balaie. Putain de merde, après tant de temps, rien n'a changé. Tu m'as anesthésié 6 mois durant. Réveil brutal, douloureux, prise de conscience, et cette musique qui me forçait à me relever. Tu ne faisais pas partie de cette musique. Tu étais la tristesse, la fausse note qui perturbait l'harmonie. Je t'ai banni. Tu n'as rien dit. La vie s'arrête. Ne s'arrête pas. Un train passe, tu le prends, il te prend, quelle importance. Il s'est passé quelque chose. On dirait que tout le monde regarde dans la même direction. On dirait que les gens ont peur. Sont même terrifiés. As-tu compris ? Demande moi qui je suis, je te répondrai un état d'esprit. Inclus âme, caractère et folie. Je me bas, je défie, je vis. Tout n'était fait que de violence autour de moi. De violence et d'amour. L'amour perdu, il me reste la violence. Il suffit parfois de marcher dans une rue sombre. Tête baissée, le rythme bat son plein, guide tes pas, les rimes t'entrainent, tu planes, sans compter tout ce que tu as pris ces derniers temps. Perds toi, tu verras. Rencontres, avenir. Je crois au futur, plus que tu n'as jamais cru à notre futur. Tu as tout détruit, il ne reste que le néant, le vide et le noir taché de sang.
# Posté le jeudi 06 mars 2008 08:42
Modifié le mardi 29 avril 2008 07:09

Tale of ordinary sadness.

Tale of ordinary sadness.
Le monde perd de ses couleurs et vire au noir et blanc. Seul ce goût amer perdure. Chacune de mes paroles est insensée, reste en suspension au bord de mes lèvres. J'ai le regard hagard, je déambule, assommé, je ne sais plus, je ne pense plus. Et pire, je ne rêve plus. Je ne suis que poussière, la nuit m'apaise autant qu'elle m'effraie, et je ne dors plus. Je me résous, encore une fois, à marcher, aveugle et parcourir ces longs couloirs. Je me souviens d'une mélodie au loin, je marchais pour l'atteindre, je sentais qu'elle pouvait m'aider. Mais chaque seconde, elle m'échappait un peu plus. Le temps m'échappe. Il fait nuit noire, et les couloirs sont hantés par tous ces gens, qui comme moi, veulent s'échapper. Ma vision se brouille. J'ai peur. J'ai froid. Je meurs.




C'était pittoresque. Ce grand salon, parfumé des rires festifs mêlés à l'alcool. Je parlais, je buvais, je riais, j'étais. Et puis un coup de téléphone, l'ivresse, et la retombée. Je retourne m'asseoir, l'air de rien. Je ris, encore. Je bois, toujours. Puis j'éclate en sanglot. De ces chaudes larmes qui brûlent la peau. Personne ne me voyait, et c'était tant mieux. Il n'y avait qu'un seul élément corrosif dans cette pièce, qu'une unique personne à part, assise, seule, et c'était moi. Tout s'agitait, et moi je ne bougeais plus. La vision brouillée, je ne comprenais plus. Plus rien. Il suffit de se lever, de mettre son manteau, et de s'éclipser, de toute façon personne ne voit rien. Je titube, marche, tombe, et m'ouvre l'arcade. Mais qu'importe, je ne sens rien. Je descends les escaliers, ouvre la porte, et mon visage est délicatement glacé par la caresse du vent. Mon col virevolte dans tous les sens, mes cheveux se battent entre eux, et mon c½ur, lui, se laisse mourir. Je marchais dans la nuit glaciale, les rues vides, mon c½ur avide. A vide. Je m'étais assis sur ce petit banc bleu, face à ce mignon Jardin dans lequel les couples venaient surement par dizaines. Et cette scène antipathique, comme l'élément moteur d'un torrent de larmes éparses, laissant de longues trainées salées sur ce visage terne. Plus tard, je rentrais. Et comme le fantôme que j'étais, je me glissais de nouveau parmi les vivant, dans ce monde tournant à toute allure, en noir et blanc. Plus tard encore, certains me voyaient vomir une bile aigre. Comprenaient-ils que tout ce que je vomissais n'était que haine et ranc½ur. Symbole d'un malêtre persistant. Symbole d'un amour déchu, avarié, mais surtout illusoire.
# Posté le mardi 01 janvier 2008 08:14
Modifié le mardi 29 avril 2008 07:13

Tu es ma vie, tu es mon souffle, mais tu as le souffle court mon amour.

Tu es ma vie, tu es mon souffle, mais tu as le souffle court mon amour.
Et mes larmes coulaient. Elles s'abattaient sur tes mots, tels des couteaux tranchants, liquéfiant l'encre que tu avais apposée ici avec tes longs doigts fins que j'aimais tant. Tu sais, les mots étaient comme choisis. Mes larmes se dirigeaient d'elles même vers ceux que jamais, depuis tout ce temps, je n'avais eu la force de te dire. L'auréole bleue formait un soleil abstrait, difforme, comme celui qui régnait dans le ciel en ce jour, noir. Ce dernier "mon amour" se confondait désormais au papier, et disparaissait dans le néant et les méandres de l'amour consumé. J'avais mal. J'avais mal d'amour. Cette lettre m'enfonçait six pieds sous terre. Tes mains me manquaient. Je me souviendrais toujours de tes mains. Tu sais, je me rends compte que je ne t'ai jamais dit que je n'étais heureux qu'en ta présence. Je te l'ai montré, certes, mais jamais je ne te l'ai dit. Si tu savais comme je m'en veux. J'aurai souhaité que tu sois en moi dans ces moments-là. J'aurai aimé que tu sois mon ventre, pour sentir la caresse d'un battement d'aile et d'un papillonnement utopique. J'aurai aimé que tu sois ma pupille, pour voir les larmes de bonheur monter et s'accumuler, sans jamais me trahir quand tu me souriais. Et par dessus tout, j'aurai voulu que tu sois mes pensées, pour comprendre, emplir, voir, et partager mes rêves. Tu avais coutume de dire que j'étais un rêveur. Moi, j'acquiesçais simplement, d'un sourire. Sache, mon amour, que quand je me perdais dans mes pensées, ce n'était que pour mieux te contempler et m'enivrer de la profondeur de tes yeux. Que quand la mélancolie me gagnait, seul ces mêmes yeux et la délicatesse de tes mains me rendaient à la réalité. Et que seule ta voix m'apaisait quand j'avais peur. Seul ton amour comptait. J'ai mal mon amour. Oui, j'ai mal de toi. Tu sais que je n'ai jamais su raconter les histoires d'amour. Maintenant je me rends compte que je n'ai jamais su les vivre non plus. Je me contentais de les rêver. J'ai mal mon amour. Cette lettre me détruit. J'aimerai te crier tout mon amour, je n'ai jamais autant désiré quelque chose, mais je sais que j'en suis incapable. Je sais que toi aussi, tu verseras quelques larmes à la vue de mes mots. Peut-être même simplement à la vue de mon écriture sur l'enveloppe. De notre écriture, tu te souviens. Mon amour, tes mots ont transpercé mon c½ur, et les saignements sont si denses que bientôt, plus rien n'aura de sens. L'hémorragie est telle que mes lèvres perdent de leur couleur. De cette couleur que seuls tes baisers les faisaient vermillonner. Tournons la page mon amour, mais jamais, ô grand jamais, je ne pourrais fermer le livre de notre histoire, car éternellement, si toi tu ne le fais pas, alors je m'emploierai à noircir les pages vierges de mes rêves les plus oniriques et de mes pensées éternellement amoureuse. Dans la marge, je dessinerai ton visage, et au coucher du soleil, dans un dernier souffle, je te murmurerai à l'oreille ce seul "je t'aime", que jamais je n'ai su prononcer.
# Posté le dimanche 30 décembre 2007 12:20
Modifié le mardi 01 janvier 2008 11:36

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