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Les rivières s'écoulent en toi.

Les rivières s'écoulent en toi.
Il pleut. J'entends ces voix lancinantes au loin. Pourquoi toujours ces questions ? Pourquoi le bonheur et le malheur. Pourquoi le sourire et l'amertume. Pourquoi l'amour. Pourquoi tous ces pourquoi ? Pourquoi passe-t-on notre vie à se questionner à propos de tout ça. Pourquoi ne prenons nous pas plutôt le temps de vivre. Le temps d'aimer et de sourire, sans se soucier du reste et en effaçant le malheur. Saccageant toute signification à ce mot. Pourquoi ces façades et cette hypocrisie ambiante. Pourquoi.
Je ne suis pas celui que vous croyez. Je ne suis pas, tout court. Comme je l'écrivais naïvement il y a longtemps, je suis une boite de rêves. Une boite à rêves. L'espoir c'est de penser qu'un jour peut-être, ils n'en seront plus. J'avais peur de me perdre au détour des chemins. Mais même les méandres les plus torturés ne pourrait me faire lâcher prise. Je ne peux perdre le fil conducteur. Si je devais considérer un autre pourquoi, ce serait surement le pourquoi de cette partie de cache cache vouée à l'échec. Pourquoi refuser la réalité et vouloir aller contre le sens de la vie. Essayer d'arrêter de parler d'amour ? Non, impossible. Je vis d'amour. Je ne suis qu'un naïf, qui aime. Aime à la folie, sans retour parfois, qu'importe. Ce que je cache au plus profond de mon être, c'est l'amour. Cette magie, je ne peux m'en passer, m'empêcher de la voir et de la vivre. Je veux parler de toi, et personne ne peut m'en empêcher. Moi-même je n'y arrive plus. Car les rivières s'écoulent en toi.
Je le disais déjà, et le répète, je suis incapable d'écrire autre chose que l'amour ou le rêve. De vivre autre chose que l'amour ou le rêve. Tout ça c'est toi. Chaque mot de ta bouche est un enfer pour moi. Une caresse charnelle indomptable. Mais alors, pourquoi écrire l'amour, et surtout, l'échec de l'amour. Est-ce cela, la fuite des pulsations de mon c½ur ? Est-ce cette idée d'accepter que l'amour comme je l'ai vu et vécu n'a plus sa place près d'ici. Ou est-ce une façon d'imprégner un peu d'espoir et de beauté dans mes yeux, et dans les tiens. J'ai laissé certaines parties de mon âme en toi. J'ai aimé sans conditions, comme toujours. Je n'ai pas eu peur, comme toujours. Et comme dans ces jeunes années, j'ai souris en pensant que tout serait doux et facile. Et j'ai osé me poignarder le c½ur pour ton regard. M'ouvrir en grand la poitrine, pour que tu puisses voir à l'intérieur, toute la beauté que tu y as scellé à jamais. C'était tout le contraire d'un suicide. Je ne l'ai jamais regretté. Aucun regrets, tu le sais. Je n'ai jamais rien aimé de plus qu'exposer la beauté que tu as placé en moi. La beauté à l'état pur. Sans apparences, sans miroir et sans aucune façade ou buisson où se cacher. La tienne.
Pourquoi les gens pensent-ils que le rêve n'est que l'illusion, que l'imagination de ce que l'on n'aura jamais ? Le rêve ce n'est pas ça. Le rêve c'est notre seule chance. Il y a quelques temps, j'ai pensé tout haut. J'ai pensé tout haut que la vie n'était pas une dictée. On n'efface pas les erreurs pour réécrire par dessus. Non. On tire un trait soigneusement, et on va à la ligne, pour écrire de notre plus belle plume la suite de cette histoire sans fin. On réécrit tout de notre main et de notre c½ur. Avec nos rêves. Avec nos putains de rêves de jeunes enfants, de grands enfants, d'adultes. Pourquoi les gens ne croient-ils plus en la beauté des choses ? En quoi peut-on croire si ce n'est en la beauté, le rêve, la vie ? A ce moment, j'écrivais que je n'étais qu'un fragment d'âme partagé. Un bout d'âme collective qui ose simplement crier très fort ce que les gens occultent par peur. Je suis malheureusement empli d'espoir. De cet espoir grandissant et ineffable. Je n'aime plus l'espoir. Parce que c'est la source de toutes ces pensées que les gens ne considèrent que comme des illusions. Mais putain, je ne peux m'empêcher d'aimer. Je ne peux m'empêcher de rire comme un enfant et poser ce sourire hagard. Je ne peux m'empêcher de contempler la beauté de la vie, la beauté des femmes, la beauté du rêve. C'est cette petite chose vagabonde qui brille dans le flou des jours difficiles qui souvent me guide.
Je divague, je le sais très bien. Pérégrinations intempestives et inutiles, mais c'est ainsi. J'ai signé le contrat pour cette prolongation à la vie. Je n'ai pas regardé les petits caractères en bas. Rien à foutre. J'ai signé, ici aussi, de ma plus belle plume. Et de mon plus beau sourire, je t'ai tendu cette feuille, en espérant que toi aussi, tu y apposes ton âme mon amour.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 09:36

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 16:27

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