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Quitte à t'aimer.

Laisse nous le temps de vivre. De rire, de pleurer, de sourire. Je n'ai plus honte. J'assume tout. Tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai dit. Et j'ai décidé de le crier. C'était pour hier soir. Tout commençait bien. Mes yeux brillaient dans le noir. Les constellations ne m'effrayaient plus. La fumée brouillait les sourires, mais quelque part, je savais qu'il y en avait un plus important que tous les autres. J'ai bu, c'est vrai. J'ai beaucoup bu. Je suis allé prendre l'air. Je souriais et m'amusait à marcher en regardant le ciel, juste pour voir si quelque chose pouvait m'arriver. Tu as crié, puis éclaté de rire. Je t'ai suivi. J'ai couru. J'ai couru de tout mon souffle, comme pour te montrer que ce souffle t'appartenait, que tu pouvais en faire ce qu'il te plaisait. Ma tête tournait, mon corps ne m'écoutait plus, mais quelle importance, car j'étais prêt moi aussi à crier. A tout te crier. Mais mon c½ur en avait décidé autrement. Le lendemain matin, en me réveillant la joue collé à ce carreau aussi rouge que le sang séché qui avait coulé de mon nez, j'étais hagard et complètement perdu. J'ai d'abord cru à un rêve. Un cauchemar peut-être, qu'importe. J'étais là, allongé et inerte. Et je ne comprenais pas. J'avais peur. Peur de ne pas avoir réussi à te parler une fois de plus. J'ai voulu me relever, mais les murs s'éloignaient chaque fois que je voulais m'appuyer contre eux. Mon c½ur tapait toujours aussi fort. Je crois qu'il voulait sortir. Expier son manque de toi en dehors de ma poitrine. J'ai mis du temps à me rendre compte que cette nuit là, j'avais fait une overdose. Cette nuit là, j'ai pris 3 grammes d'amour dans le sang, et mon c½ur ne s'en est jamais remis.
Quitte à t'aimer.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 09:34

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 20:59

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